Renee fleming

Psyché

Renee fleming
Je le suis, ma Psyché, de toute la nature:
Les rayons du soleil vous baisent troup souvent
Vos cheveux souffrent trop les caresses du vent:
Dès qu'il les flatte, j'en murmure
L'air même que vous respirez
Avec trop de plaisir passe sur votre bouche
Votre habit de trop près vous touche
Et sitôt que vous soupirez,
Je ne sais quoi qui m'effarouche
Craint parmi vos soupirs des soupirs égarés.
Mais vous voulez vos sœurs. Allez, partez, Zéphire:
Psyché le veut, je ne l'en puis dédire.
Le Zéphire s'envole.
Quand vous leur ferez voir ce bienheureux séjour,
De ses trésors faites-leur cent largesses,
Prodiguez-leur caresses sur caresses,
Et du sang, s'il se peut, épuisez les tendresses,
Pour vous rendre toute à l'amour.
Je n'y mêlerai point d'importune présence
Mais ne leur faites pas de si longs entretiens:
Vous ne sauriez pour eux avoir de complaisance
Que vous ne dérobiez aux miens.
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